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L’enfant ne comprend pas
Pourquoi le père le bat,
Pourquoi il lève le doigt,
Pourquoi il hurle sans arrêt,
Tous les jours de la semaine,
Alors que le dimanche,
Il va le promener.
L’enfant a droit
A quatre jours par mois.
C’est mieux que rien,
Alors il attend,
Et se terre le reste du temps.
Mais un jour, un autre garçon arrive
Et lui l’aîné ne sera plus rien.
L’autre sera le chef d’œuvre,
Le rêve du père, son projet.
Il est beau et bien fait,
Il faut s’en occuper
Tout lui donner
Sans cesse y penser.
Lui seul a droit au baiser.
L’aîné devient maigre et éteint,
Triste dans son coin,
Sans envie de jouer,
Sans envie de manger.
L’aîné ne sait plus lire,
Il ne sait plus compter
Et le père lui dit :
« Tu es vraiment un raté ! »
Les mots aussi peuvent tuer |
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