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Les mains frappent
Les mots dérapent
Violence, violence
Ne peux-tu t’arrêter ?
Les corps tombent
Le sol rougit
Les veuves hurlent
L’enfant sanglote
Car la guerre est arrivée
Violence, violence
Qu’as-tu donc fait ?
Pourtant la terre est belle,
Où chacune des saisons
Tourne sans cesse
En manège immuable
Quatre fois par an
Envers et contre tout.
La terre dit aux hommes
Que la mort donnée
Est sacrilège, pêché,
Qu’elle interrompt brutalement
Le cours d’une vie.
Cette mort n’arrive pas à son temps
C’est une vie coupée,
Orpheline de ses projets.
Ces soldats décédés
Ne seront jamais pères
Jamais ne sécheront
Les larmes de leur mère
Jamais ne serreront
Le corps de la femme aimée.
Le monde est en deuil.
Quel gâchis la guerre. |
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