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Une rate des champs
Aimait un rat des villes.
« Qu’il est laid, disait-elle.
Efflanqué et débile.
Mais ainsi, je le hais,
Je le prends, je l’attends,
Nous nous marierons
Et aurons des enfants.
Des enfants qui seront
Aussi beaux que leur père
Et bêtes comme lui,
Et subtils je l’espère. »
Mais, son père le vieux chat
Pleurait à chaudes larmes.
« Ô Rat, ô désespoir
Ô mariage ennemi
N’ai-je donc tant vécu
Que pour cette infamie,
Voir ce Mickey maudit
Epouser ma Minnie. »
La rate était ma foi
Ingénieur agronome.
Son Mickey, un filou,
Flairait la bonne affaire.
Il aurait plein de sous
Sans avoir rien à faire.
Maquereau généreux,
Il se voyait déjà
Le patron de la dame.
Sans faire le trottoir
Elle rapporterait gros.
Riche et gras à souhait
Il la laisserait choir
Sans regrets, sans histoires.
Stupide créature
Pressentant le danger,
Elle alla se confier
Au père du marié,
Un vieux renard râpé.
Devant tant d’innocence,
Celui-ci fit un bond
Et l’avala tout rond.
Pauvre chat orphelin,
Pleura tant et si bien
Qu’il rejoignit sa fille
Minnie petite souris. |
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